Left Behind / Vic Armstrong / 2014

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Ah! La nouvelle année! Tant de bons auspices, et de l’espoir en veux-tu en voilà! La Troisième Guerre Mondiale est déclarée!

Le moment idéal pour nous autres, gens de peu de foi, de faire une sorte de petit « bilan ». Après six mille ans d’Histoire, grosso merdo mille cinq cents ans de sciences et des bibliothèques bourrées à craquer de philosophies diverses et variées, voilà les vautours de l’obscurantisme bien décidés à dézinguer veaux, vaches, cochons dans une trépidance peu observée depuis le crépuscule de nos chers cousins Germains.

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Le swag

Mais le peuple français, blessé dans son orgueil, n’a pas dit son dernier mot. On murmure même que dans un élan de patriotisme inédit, certains seraient allés jusqu’à prendre leur carte au Modem. On les pardonnera bien. Ca fera toujours ça de moins pour le Front de Gauche ou pour les ayatollahs de la voiture électrique.

Et Nicolas Cage dans tout ça? D’aucuns s’étonnent du peu de retour du neveu Coppola sur la Boucherie Charlie. Mais savent-ils, ces injustes pères-la morale, que le génie se gausse de tant de foin? Peuvent-ils, dans leur grande fatuité, se vanter d’un emploi du temps aussi chargé? Se représentent-ils, au fond de leur puante caverne platonicienne, les efforts et l’abnégation nécessaires à l’hystrion pour enchaîner sans coup férir un minimum de trois daubes mémorables par an?

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La décontraction

Ne nous aveuglons pas. Left Behind est une bouse monumentale, qui présente néanmoins deux intérêts majeurs. Intérêt scientifique en premier lieu: Einstein eût été lui-même soufflé par cette expérience hors du commun. En effet, au visionnage de Left Behind, vingt minutes équivalent, par une distortion de l’espace-temps spectaculaire due en grande partie à l’ennui, à huit bonnes heures de discours de Michel Rocard, et tant pis pour les plus jeunes qui ne connaissent pas cette personne. Vous avez encore quelques mois pour vous cultiver avant l’extinction totale de la civilisation.

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La drague

Deuxième point d’intérêt: le propos du film. Dieu fait disparaître les innocents et laisse les autres dans leur merde, avec sur les bras plusieurs millions de slips sales sans propriétaire, et des avions qui se cassent la gueule un peu partout. Sauf celui piloté par Nicolas Cage. Malgré sa propention à l’adultère et à l’alcool, il a su sauver de la dislocation la fine équipe très hétéroclite peuplant encore son avion. Vous vous demanderez sans doute pourquoi l’arabe et le nain n’ont pas été considérés comme innocents, à l’inverse du gentil noir de deux cent cinquantes kilos, pourtant candidat idéal au péché de gloutonnerie.

Laissez tomber. Ce film n’a absolument aucun sens. Mieux vaut se refaire les Ailes de l’Enfer, seule réelle perfomance d’acteur du Cage, et la plus belle coupe de cheveux de l’histoire du cinéma américain. Il est d’ailleurs là aussi question d’un avion en perdition. Hasard? Superstition? Débilité congénitale des scénaristes d’Hollywood?

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Le swag années 90

Peu importe. Le monde doit se souder et chacun glisser ses doigts graisseux du kebbab d’à côté dans la pogne de son voisin et déclamer en choeur:

« JE SUIS THE CAGE! »

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Un commentaire

  1. A reblogué ceci sur CineSlasheret a ajouté:

    Un bien joli navet qui ne manque pas de piquant…

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